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Affaire de l'huile d'olive Bio contaminée : le ministère clarifie et exige une enquête

Affaire de l'huile d'olive Bio contaminée : le ministère clarifie et exige une enquête

Suite à l’article paru dans le magazine français 60 Millions de Consommateurs, sur la présence de traces de Phtalates, chez deux enseignes d’huile d’olive biologique tunisienne, Flehetna a contacté Mme Samia Maamer, directrice générale de l’agriculture biologique au Ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche pour plus de renseignements sur cette affaire.
Dans sa déclaration à Flehetna, Mme Samia Maamer a tenu à préciser qu’il n’ya « aucune  législation nationale, européenne ou internationale qui fixe le seuil maximal toléré de phtalates dans les produits bio ».  Elle a également expliqué que « seules quelques recommandations à caractère non obligatoire ont été faites dans ce sens, par des associations, à l’instar de l’association allemande BNN qui fixe le seuil toléré de phtalates à 1 mg/ kg. ». Toutefois, elle a précisé que « la contamination  de l'huile d'olive bio par les phtalates provient des contenants en plastiques ».

Dans le même contexte, Mme Maamer a rappelé que les exportateurs de l’huile d’olive biologique tunisienne sont soumises automatiquement à des analyses dans des laboratoires accrédités pour révéler les traces de phtalates, sachant que les quantités recensées par l’enquête en question chez les marques citées dans l’article ne dépassent pas 0,7 mg/ kg. »
Dans le cadre de cette approche, elle a noté que « les organismes de contrôle et de certification en Tunisie ont effectué au cours de 2017, environ 1408 visites de 417 projets biologiques. 280 échantillons ont été prélevés et analysés dans les laboratoires internationaux, ils sont  titulaires d’un certificat d’accréditation de la part des conseils internationaux d’Accréditation. » Elle a notamment rappelé que les structures de suivi et de certification relevant du Ministère de l'agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche veillent à assurer des suivis annuels supplémentaires pour garantir plus d’efficacité et de crédibilité des systèmes de contrôle utilisés dans l’agriculture biologique tunisienne.

Mme Samia Maamer a également souligné que plusieurs parties européennes officielles comme l’Agence Française de l’Agriculture Biologique, et le Syndicat des Transformateurs Biologiques, ont affirmé, suite à la parution de l’article sur le magazine français 60 Millions de Consommateurs, que les produits issus des pays détenteurs du système d’équivalence et de reconnaissance à l’instar de la Tunisie, sont conformes à la législation européenne en matière d’agriculture biologique.  

« Le Ministère exigera, dans le cadre de cette affaire, un rapport vérifié des résultats des analyses effectuées par l'organisation française, sur la base desquelles l'article a été publié, comme elle demandera la liste des laboratoires qui ont effectué les tests et la méthodologie adoptée pour l'échantillonnage, et ce en application de son droit de poursuivre toute personne qui voudrait nuire à l'image du producteur ou du produit tunisien. » a t-elle ajouté . 

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